Amour de soi

Amour de soi

extrait  "La guérison dans le couple", Christiane FORTIN

 

Sur l'Amour de soi

Je vous invite à recopier ce texte pour vraiment l'intégrer, car j'estime qu'il est vraiment très important pour tout personne en évolution

 

"Le rôle de l'amour de soi pour trouver le partenaire idéal

 

L'amour que chaque individu se porte à lui-même est la dimension fondamentale de son identité et la clé de son développement psychologique et spirituel. C'est le facteur déterminant de toutes ses relations affectives. Dès qu'il accepte de s'aimer lui-même tel qu'il est, en s'accordant suffisamment de valeur personnelle, en acceptant de mieux se connaître, en affirmant ce qu'il est vraiment, en se faisant confiance et en se respectant, il peut éviter ainsi de tomber dans des relations de dépendance, de domination, de victimisation ou de vivre des expériences qui lui font ressentir de l'injustice, du rejet ou de la trahison.

 

L'amour de soi et l'amour envers les autres sont étroitement liés. Le principe judéo-chrétien "Aime ton prochain comme toi-même" nous le rappelle. Ainsi, il est recommandé de débuter par l'amour de soi. Notre droit d'exister ne doit pas dépendre du regard de l'autre, ni de la disparition de notre identité pour plaire à l'autre. Une identité saine repose sur une capacité de s'aimer vraiment, dans l'acceptation inconditionnelle des qualités en relation avec notre sexe et dans l'intégration de l'autre sexe personnalisé en soi.

 

L'amour de soi permet à une personne de s'autoriser à être lui-même, de s'apprécier et d'apprécier la vie sans nécessairement attendre l'approbation des autres, d'être bien avec lui-même sans exiger la présence de quelqu'un d'autre, d'expérimenter ce qui l'attire et lui fait plaisir sans l'approbation de l'autre, de répondre à ses besoins et de faire ses demandes au lieu d'être en attente de l'attention, de la reconnaissance et de l'amour des autres. S'aimer, c'est aussi se permettre de prendre la place que l'on a besoin pour évaluer, pour se sentir à l'aise, pour bien respirer tout en respectant l'espace des autres. Le choix du partenaire idéal, au ieu d'avoir comme but de combler un manque affectif, aura celui d'accompagner un être en voie d'évolution.

 

D'un autre côté, un amour de soi déficient amène une personne à penser et à décider que la vie ne peut rien lui offrir car elle croit qu'elle ne mérite pas d'exister, que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Cela peut entraîner toutes formes de malaises, une perte partielle ou totale du goût de vivre et même quelque fois le suicide. La réponse fondamentale aux souffrances et aux différents désagréments de la vie (expériences traumatisantes) est le retour à l'amour de soi, à son essence propre.

 

Notre grande difficulté à nous aimer vraiment et finalement à aimer les autres

 

Tout d'abord, pour avoir cette capacité de s'aimer vraiment et d'aimer les autres, il faut en premier lieu avoir pleinement senti que nous avons été aimé au cours de notre enfance. Nous apprenons naturellement à nous aimer nous-même dans la lueur d'admiration, d'enthousiasme, de tendresse et d'amour dans l'oeil de nos proches, principalement nos parents. Ce regard nous rehausse, nous donne confiance en nous et nous amène ou nous aide à respecter les différents aspects de notre personnalité, à vivre notre vie comme une grande aventure et à nous tenir debout devant l'adversité. C'est avec ce regard à effet positif que se construisent chez l'enfant et l'adolescent les bases d'un narcissisme sain. Notre perception des regards et des gestes des différentes figures parentales sont les éléments essentiels à la construction de notre amour de soi.

 

Devenu adulte et à la recherche du partenaire idéal pour la première ou la énième fois, nous demeurons submergé par notre passé, par cette perception personnelle des gestes, des regards, des paroles, des actions ou de l'absence de regards, de gestes ou de paroles (si nos problèmes affectifs ne sont pas résolus avec nos parents) et aussi par les heurts inévitables de nos vies amoureuses ou par nos petites voies négatives qui sont les porte-parole  de nos croyances et de nos peurs.

 

Certaines circonstances peuvent aussi avoir permis le développement de ces peurs et de ces croyances. Il peut s'agir  du décès ou de la maladie de l'un des deux parents, de l'alcoolisme ou de toute autre forme de dépendance chez un parent ou chez les deux, de la maladie ou  de l'hospitalisation de l'enfant lui-même, de la naissance  d'un petit frère ou d'une petite soeur ou de plusieurs enfants, de sinistres tels qu'un accident ou un incendie amenant des blessures graves ou mortelles ou des sequelles permanenters, du départ ou du décès d'un  animal préféré et aimé ou même de l'obligation d'aller vivre temporairement chez un parent de la famille. Si nous nous sommes retrouvé dans des situations où la personne qui prenanit soin de nous ou veillait sur nous ne prenait pas plaisir à le faire, ne nous faisait pas confiance, ne nous respectait pas ou ne nous permettait pas d'être nous -même, tout cela a grandement influencé notre capacité à développer notre amour de soi.

 

Au lieu d'être orienté vers nos capacités, notre développement risquera d'être basé sur l'ensemble de nos incapacités. Nous aurons honte de nous-même, nous détesterons ceux qui ont plus de facilité que nous, nous développerons de l'envie envers eux, nous tenterons de les imiter pour recevoir de l'attention ou de l'amour et pour combler notre difficulté ou notre incapacité à développer notre amour de nous-même. Il y aussi un risque d'entrer dans un rapport d'amour chargé inconsciemment de haine qui influencera très négativement notre recherche du partenaire idéal et sera basé sur une image négative de soi. Si nous nous battons pour être bien avec nous-même, nous chercherons un partenaire pour conitnuer cette bataille. Celuic-i répondra à nos représentations négatives et nous continuerons à avoir les mêmes comportements et à répéter les mêmes types d'expériences.

 

Ainsi, devenu adulte et ayant fait le constat que le sens de nos expériences traumatisantes, déplaisantes, humiliantes et souffrantes est un manque d'amour de soi, il y a une route à retrouver pour commencer à s'aimer vraiment : c'est la route vers son âme. Quelles que soient les circonstances qui amènent un individu à faire un retour sur lui-même, celui-ci est inévitable, car en tant qu'être humain, nous nous devons, à un moment donné de notre existence, de retrouver ce chemin que nous sommes venu parcourir pour permettre à notre âme d'évoluer.

 

Cette démarche de retour sur soi ne se fait pas sans heurt ni sans inquiétude car il se peut que nos parents (ceux que l'on aime) qui, jusqu'à maintenant avaient l'air de bons parents, se transforment et deviennent des êtres que nous voudrions ficeler, empaqueter, ligoter et quelquefois dans certains cas divorcer inconsciemment.

 

Au cours de cet itinéraire, nous devons, à la suite de cette découverte ou de cette prise de conscience, faire face à cet enfant malheureux qui nous habite, que l'on aurait voulu faire disparaître pour toujours, que l'on a presque tué ou profondément blessé et qui depuis toujours a dû se replier complètement sur lui-même, tout cela pour suavegarder l'amour de ses parents.

 

Que doit-on faire ?

 

- accepter de remuer tout cela pour retrouver l'enfant en soi

- le réveiller, accepter d'être en contact avec son désespoir, ses frustrations, son mépris de lui-même et quelquefois sa honte

- défaire ce mur infranchissable érigé par cet enfant blessé pour ne plus souffrir ou étouffer ses peurs

- accepter de ne pas rebrousser chemin pour retrouver le monde familier et inoffensif dans lequel on s'était habitué de vivre et où l'on est une bonne personne comme les autres avec de bons parents et de bons sentiments envers eux."